Merci à Robert (transcripteur2005)

Héraut des Frères de l'espace

par Gerard Aartsen

« Ce fut vers midi et demi, le jeudi 20 novembre 1952, que j'effectuai mon premier contact personnel avec un homme d'un autre monde. Il était venu dans son vaisseau spatial, une soucoupe volante. Il l'appelait vaisseau explorateur. »

Ces deux phrases sont sans doute les plus célèbres de toutes celles qui ont jamais été écrites sur les rencontres d'ovnis. Elles ouvrent le chapitre du livre d'Adamski,  les Soucoupes volantes ont atterri , dans lequel il relate sa rencontre avec « un être humain d'un autre monde », près de Desert Center, en Arizona. Son récit a été confirmé par six témoins qui l'accompagnaient ce jour-là et qui ont signé des déclarations sous serment devant notaire. Ce que confirme aussi Benjamin Creme dans la préface de son premier livre, la Réapparition
du Christ et des Maîtres de Sagesse , qui a, de sa propre expérience, pu vérifier l'exactitude de la description que donne Adamski des Frères de l'espace, et le caractère authentique de ses contacts.

Les Soucoupes volantes ont atterri, publié simultanément en Grande Bretagne et aux Etats-Unis en septembre 1953, a tout de suite fait sensation. Le livre a connu six réimpressions de septembre à décembre de la même année, et on en était à sa 12 e aux Etats-Unis trois ans plus
tard. Il a été suivi, en 1955, par
A l'intérieur des vaisseaux de l'espace, récit d'Adamski sur son séjour dans un vaisseau mère piloté par des Maîtres venus de Vénus. Dans cet ouvrage, il rapporte également les discussions qu'ils a eues avec plusieurs des Frères, auxquels il se réfère par des noms qu'il leur a lui-même donnés, tout en précisant : « Je veux que ce soit bien clair, les noms que j'ai donnés à ces nouveaux amis ne sont pas leurs vrais noms, mais j'ajouterai que j'ai eu de bonnes raisons de les choisir, et qu'ils ne sont pas dénués de sens [..]. Le Martien, je l'appellerai Firkon, le Saturnien, Ramu et le Vénusien, Orthon. » Il y avait aussi une Vénusienne qu'il baptisa Kalna, ainsi que deux autres hommes de l'espace, Ilmuth et Zuhl.

A propos de ces expériences, Benjamin Creme explique : « La seule chose qu'il n'a pas dite (il n'en était d'ailleurs probablement pas conscient), c'est qu'il a vécu la totalité de cette expérience hors du corps. » (PI, avril 2002). Le Maître de B. Creme a indiqué qu'Adamski était un initié de deuxième degré.

Bien que la publication de ses expériences ait suscité une immense littérature – qui ne se caractérise pas, à quelques exceptions près, par son ouverture d'esprit, c'est le moins que l'on puisse dire ; même aujourd'hui, la Toile est pleine de théories fumeuses, de critiques insultantes, de demi-vérités et de mensonges sur celui que l'on considère comme le premier « contacté » des Frères de l'espace. Autant d'attitudes qui n'ont pas diminué après sa mort, le 23 avril 1965, et qui ont même repris de la vigueur depuis que la science a « prouvé » qu'il n'existe pas de vie possible sur nos planètes voisines.

Co-auteur des Soucoupes volantes ont atterri, Desmond Leslie a toujours gardé sa confiance en Adamski et cru à sa sincérité. Dans sa nécrologie parue dans la Flying Saucer Review de juillet/août 1965, il écrit : « George va nous manquer. Il me manque beaucoup, mais je ne peux me sentir triste de son départ. Il a consacré toutes ses énergies à son travail et le monde ne sera plus jamais le même. Il lui a apporté beaucoup, ce qui compense largement la perte qu'a entraîné son départ. Mais je ne crois pas que nous en ayons fini avec lui. Il a promis, s'il renaît sur une autre planète, de revenir et de prendre contact avec nous dès que possible. Avec George, tout peut arriver. Et généralement, tout arrive ! Cher vieil homme de l'espace – Va en paix ! »

Nombreux sont les témoignages de personnes qui, à la suite d'Adamski, affirment avoir rencontré, elles aussi, des occupants de soucoupes volantes, mais l'un d'entre eux se distingue par des détails curieux. L'observation qu'Ernest Arthur Bryant avait faite d'un ovni, le 7 juin 1965, près de Scoriton, dans le Devon (Grande-Bretagne) ayant attiré sur lui l'attention de la presse locale et de la communauté ufologique, il finit par révéler aux enquêteurs qu'il avait déjà rencontré trois « Etres de l'espace », le 24 avril de cette même année, qui lui avaient fait visiter, à lui aussi, leur engin. Il déclara, de plus, que l'un de ces Etres s'était présenté sous le nom de Yamski, à ce qu'il avait cru comprendre, tout en parlant d'un « Des » ou d'un « Les ». Les détails de cette histoire incroyable sont fournis dans The Scoriton Mystery – Did Adamski Return ? (le Mystère de Scoriton – Adamski est-il revenu ?), ouvrage qui suscita un nouvel intérêt quand on apprit qu'A. Bryant n'avait auparavant jamais éprouvé d'intérêt pour les phénomènes ovnis pas plus qu'il n'avait entendu parler d'Adamski avant son expérience.

Une autre rencontre remarquable a été racontée par Giorgio Dibitonto dans « Angels in Starships » (Des Anges dans des vaisseaux spatiaux), paru initialement en italien en 1983. Il y décrit les visions qu'il eut, en avril 1980, d'un magnifique jeune homme qui lui demanda de se rendre en voiture dans les collines qui entourent Gènes. Il fut « conduit » dans la clairière d'une vallée boisée. Il y avait au sol un ovni, dont les occupants prirent contact avec lui. Il eut par la suite des rencontres régulières avec eux, au cours desquelles il rencontra deux Frères de l'espace qui se présentèrent à lui sous les noms d'Orthon et de Firkon, noms qu'avait mentionné Adamski dans A l'intérieur des vaisseaux de l'espace. Ainsi que, plus tard, un autre homme, « prénommé » George – un nom inhabituel pour un Frère de l'espace, dont on lui dit qu'il avait « vécu quelques temps sur Terre, pour y remplir une mission. Il est maintenant revenu parmi nous. » G. Dibitonto a également rencontré, lors de ces contacts, Kalna, Ilmuth et Zuhl.

Si les évènements relatés dans The Scoriton Mystery paraissent improbables, que dire du récit de G. Dibitonto, qui semble, de prime abord, sorti tout droit de l'imagination d'un homme prêt à tout pour faire parler de lui, fut-ce en se servant de l'histoire fameuse de George Adamski. Bien que ce dernier ait parlé de la beauté, de la sérénité et de la sagesse extraordinaire des Frères de l'espace qu'il a rencontrés, il ne les a jamais qualifiés « d'anges », comme l'a fait G. Dibitonto, dont le contact principal s'appelait Raphaël et dont le récit est profondément imprégné de culture catholique, version italienne.

Cependant, la lecture du compte-rendu que fit l'éditeur de Angels in Starships , l'ancien pilote de chasse Wendell C. Stevens, dans la préface de ce livre, de l'entretien qu'il a eu avec Benjamin Creme en mai 1990, montre que les choses sont un peu plus complexes : « M. Creme m'a affirmé que les contacts d'Adamski étaient réels et que certains d'entre eux ont eu lieu dans la réalité physique dense, exactement tels que les décrit Adamski lui-même. Quant à l'origine vénusienne de ces êtres, comme ils le déclarent à G. Dibitonto, M. Creme m'a répondu sans hésiter que c'était vrai. En fait, a-t-il ajouté, il y avait alors beaucoup de Vénusiens parmi nous, et c'est toujours le cas, et George Adamski était un esprit vénusien qui s'était incarné sur Terre dans un but très précis, qu'il a atteint avant de quitter ce règne lors de sa mort physique. Selon M. Creme, Adamski a continué à vivre dans son « corps de lumière » après son décès, ce qui va tout à fait dans le sens de ce que nous dit A. Bryant. »

Cela ne rend pas compte, loin s'en faut, de tout le mystère que fut la vie d'Adamski. Ce dernier est né en avril 1891, en Pologne. Son père, charpentier aux faibles revenus, avait émigré en Amérique peu après la naissance de George. Dans son livre, George Adamski – The Untold Story , l'ancienne collaboratrice d'Adamski en Suisse, Lou Zinsstag, publie une biographie détaillée de la première partie de sa vie : « Il quitta très vite l'école, nous dit-elle,  pour suivre un enseignement privé ». Comment sa mère, veuve prématurée et sans le sou, a-t-elle pu s'offrir les services d'un professeur privé ? « J'aurais tendance à croire que le jeune garçon a bénéficié de l'aide d'un enseignant ou d'un guide en rapport avec un groupe du Tibet, car il fondera, dans les années 1930, le « Royal Order of Tibet », ainsi que le monastère de Laguna Beach, en Californie. »

Son sentiment est conforté par les déclarations de Henry Dohan, qui aurait eu accès aux archives privées d'Adamski. Il écrit, dans son ouvrage sur les premiers « contactés »,  The Pawn of His Creator (Le Pion de son Créateur), qu' « un homme de grande taille, au visage basané », nommé « Oncle Sid », a pris sous son aile la petite troupe d'Adamski alors qu'elle était en route pour Dunkirk (Etat de New York). Il passa de nombreuses heures en compagnie du jeune George durant le voyage, et finit comme ami de la famille après qu'ils se furent installés dans leur nouvelle demeure. H. Dohan affirme également qu'il assuma les responsabilités paternelles après le décès du père de George et que, quand ce dernier atteignit sa quatorzième année, il proposa « de l'envoyer dans un monastère de lamas tibétains ». Il y a passé un certain nombre d'années, entre quatre et six ans, selon les sources. On lui enseigna la « maîtrise des quatre éléments » et l'art de la méditation, ainsi que les éléments fondamentaux de la spiritualité orientale. En 1936, dix ans avant sa première observation d'ovni, il publie son premier livre – essentiellement composé des questions posées lors de conférences qu'il avait données en tant qu'« enseignant itinérant » – intitulé Maîtres de Sagesse de l'Extrême-Orient (Masters of Wisdom of the Far East) . Les enseignements de ce petit livre couvrent la plupart des grandes lignes de la Sagesse éternelle, qu'Adamski appelle d'abord la Loi universelle, puis – une fois ses « contacts » et sa mission commencés –, Cosmic Philosophy . Ce qui sera d'ailleurs le titre de son dernier ouvrage, qu'il publiera en 1961.

La vie des initiés est souvent entourée de mystère, de controverses et d'apparentes contradictions. Mais le meilleur témoignage du caractère d'un homme, sinon de sa stature, réside dans la conformité qu'il a su mettre entre ses actes et ses paroles. Dans le cas d'Adamski, ce n'est pas difficile à vérifier quand on compare sa devise, telle qu'il l'a formulée lors d'une de ses conférences, à sa vie : « Le conseil que je vous donne, c'est d'aider autant que vous le pouvez – plus vous servirez, plus vous vous connaîtrez vous-mêmes. Cela devrait être au cœur de la vie de quiconque désire accomplir la destinée pour laquelle il est né. » Impavide face à l'intimidation, ignorant les richesses fugaces que procurent la renommée et l'argent, George Adamski a rempli sa mission de héraut des Frères de l'espace, élargissant ainsi l'horizon de très nombreux Terriens.

Références : Les soucoupes volantes ont atterri  (J'ai Lu) ; A l'intérieur des vaisseaux de l'espace (1979, Moutet)

 

Réponses de Benjamin Creme sur George Adamski :

Q. Dans son avant-propos à l'édition anglaise du livre de Giorgio Dibitonto, Angels in Starships, l'ancien pilote de chasse américain et éditeur Wendell C. Stevens, écrit que Benjamin Creme lui a dit, lors d'une rencontre en 1990, que G. Adamski était en fait un Vénusien qui s'était incarné sur Terre avec un objectif très précis. Est-il vrai qu'Adamski était d'origine vénusienne ?

R. Oui.

 

Q. G. Dibitonto affirme qu'il a été emmené à bord d'un vaisseau spatial par son contact, Raphaël, qui lui présenta Orthon et Firkon (des contacts extraterrestres d'Adamski) et un Frère de l'espace nommé George qui, selon Raphaël, avait « vécu un certain temps sur Terre, pour remplir une mission qu'il s'était fixée ». [1] Les expériences de M. Dibitonto furent-elles réelles ou imaginaires ? [2] Le Frère de l'espace qu'il a rencontré était-il le même que celui que nous avons connu sous le nom de George Adamski ? [3] A-t-il vraiment rencontré G. Adamski, Orthon et Firkon ?

R. [1] Réelles, mais hors du corps. [2] Le même. [3] Oui.

 

Q. En 1965, un Anglais nommé Arthur Bryant, qui n'avait jamais auparavant manifesté d'intérêt pour les ovnis, en a vu un au sol près de Scoriton, dans le Devon, et fut contacté par un Vénusien qui s'était présenté lui-même sous le nom de Yamski. Etait-ce George Adamski, qui était mort la veille, comme des ufologues en sont venus à le penser ?

R. Oui.

 

Q. Dans son ouvrage, The Pawn of His Creator (1995), Henry Dohan écrit que George Adamski fut préparé, sous la direction d'un initié, à sa future mission de témoin de l'existence de civilisations extraterrestres. Lorsque son père est mort, alors qu'il était enfant, il fut pris en charge par un ami de la famille qu'Adamski appelle Oncle Sid, et qui l'envoya encore adolescent au Tibet pour y recevoir l'enseignement des Maîtres. [1] L'oncle Sid était-il un Frère de l'espace ou un initié ? [2] Adamski a-t-il étudié plusieurs années au Tibet avec les Maîtres ?

R. [1] Les deux. [2] Oui.

 

Q. La qualité poétique et le rythme du Prélude du dernier livre d'Adamski, Cosmic Philosophy (1961), m'évoquent l'écrit d'un Maître. [1] Ce Prélude, intitulé la Perception magnifique, et/ou d'autres parties de cet ouvrage proviennent-ils d'une source supérieure ? [2] Peut-être aurait-il été inspiré par le Maître vénusien dont Adamski a retranscrit les enseignements dans A l'intérieur des vaisseaux de l'espace ?

R. [1] Oui. [2] Oui.

 

 

Cosmic Philosophy – George Adamski (1961). Extrait :

« L'homme a pour devoir d'être un enfant heureux dans la maison de son Père, et pour ce faire, il lui faudra être conscient de la maison. Il doit savoir qu'il est maintenant dans le ciel dans lequel il cherche à entrer et que sa forme personnelle renferme l'intelligence omniprésente et qui inclut tout. 

C'est là que se trouve la réponse au constant besoin, présent dans le cœur de tout homme, d'en connaître plus sur la composition des formes ainsi que sur la cause et le but de l'action, car c'est la Cause-Parent qui pousse son enfant véritable à explorer l'immensité des possibles de sorte qu'il puisse jouir de tout ce que le Père a à donner. »

 

La Sagesse des Maîtres de l'Extrême-Orient (Adamski, 1936) :
questions et réponses, par le Royal Order of Tibet. Extraits :

Q.  De quelle loi les Maîtres se servent-ils ?

R. De la loi d'amour, qui unit tout en un. Ils ne résistent à rien, mais introduisent tout dans l'amour de l'univers, sans séparer du tout aucun être, du plus bas au plus haut. L'amour est, s'il en est, le secret cosmique de l'univers, mais rien n'est caché ni séparé dans l'amour, car il inclut tout. 

 

Q. Qu'est-ce que l'univers ?

R. L'univers est le Tout qui réside en chaque chose – dans toutes les planètes de tous les systèmes solaires, dans tous les corps chimiques, des états invisibles les plus élevés aux formes solidifiées les plus basses, dans toutes les vibrations, dans toute intelligence, dans toute conscience. Ou, en d'autres mots, c'est la totalité de Dieu dans ses diverses manifestations, qui composent le Tout parfait. 

 

Source: www.partageinternational.org