Jean Miguères

Le 10 août 1969, à la suite d'un accident de la route survenu dans des circonstances pour le moins étranges, un chauffeur d'ambulance nommé Jean Miguères fut retiré inanimé de l'épave de son véhicule.

Reconnu par trois fois "cliniquement décédé" après son admission à l’hôpital, il eut à subir 18 interventions chirurgicales, et sa guérison fut qualifiée de "miraculeuse", y compris par l'ensemble du corps médical.

Le plus extraordinaire est que cet ambulancier affirmait avoir été survolé par une soucoupe volante juste avant l’accident, puis "régénéré" et "redimensionné" par un être de l’espace qui se serait matérialisé à ses côtés, peu de temps après le choc.

À l'époque, cet évènement défraya les chroniques du monde entier.

Aucun des tests scientifiques auxquels Jean Miguères accepta de se soumettre ne put infirmer ses dires, y compris l’hypnose ! Et des preuves irréfutables de la véracité de son témoignage furent plus tard apportées !

Voici le récit de cet "accident" hors du commun, tel qu’il l’a lui-même raconté dans ses livres.

L'histoire de Jean Miguères

« En 1969, je dirigeais une affaire d'ambulances à Perpignan.

Le 10 août 1969, à 18 heures, je quittai Perpignan pour Rouen à bord de mon ambulance. À l'intérieur se trouvaient un blessé grave, son épouse et mon frère. Deux heures plus tard, le blessé succomba d’un arrêt cardiaque.

J'arrivai ainsi à Paris, avec à mon bord, un cadavre, une veuve, mon frère et cinq bouteilles d'oxygène de 700 litres chacune. J’empruntai l'autoroute de l'Ouest. Direction : Rouen. Puis je quittai l'autoroute pour une nationale à trois voies.

Il était cinq heures du matin et nous roulions sur une très longue ligne droite. Le girophare et le klaxon de mon véhicule étaient en marche.

C’est alors que j’aperçus à l'horizon, à une hauteur d'environ 300 mètres, une espèce de gros nuage d'un blanc mercure qui se dirigeait vers moi à grande vitesse et qui incommodait ma vue.

Au même moment, je remarquai la présence sur une autre voie d’une voiture qui roulait dans ma direction en sens inverse... C’était la même voiture que la mienne : une DS neuve également. Le véhicule se dirigeait vers moi en zigzagant... Je changeai de voie. Il en changea aussi. Je roulais à environ 160 km/heure, lui, à 170.

Je réalisai alors que nous allions nous heurter mais que ce choc était "dirigé". Comment en acquis-je la certitude ?... Je l’eus - c'est tout - juste après avoir distingué sous le "nuage" une plaque métallique, ronde et noire.

Au moment du choc, un homme inconnu se retrouva soudain à côté de moi. Il me posa la main dans le dos et me dit : « Ne crains rien ! Tout va bien ! » Je me suis alors senti très calme, rassuré. Après le choc, les enquêteurs ont cherché cet inconnu : ils ne l'ont jamais retrouvé...

 



Le choc fut épouvantable... Le seul rescapé totalement indemne fut mon frère, parce qu’il avait été éjecté de l’ambulance. L'autre conducteur était mort sur le coup, décapité. La veuve était contusionnée. Et moi, j’étais transformé en mort-vivant : chevilles brisées, rate, foie, vésicule éclatés, fémur fracturé en quatre morceaux, côtes enfoncées, poumon déchiré, cubitus en miettes... trois hémorragies internes...

Je restai bloqué dans la carcasse pendant trois heures et demie, avant l'arrivée des secours... Chalumeau, scie circulaire... Pendant ce temps, j’étais parfaitement lucide, et je n’éprouvai pas la moindre souffrance... Jamais, d'ailleurs, je n'ai souffert. Ni pendant, ni après. Même pas au cours de mes dix greffes osseuses ou de la transfusion de 65 bouteilles de sang (dose mortelle pour n'importe qui, personne n'y a jamais survécu !...) dont j’ai été l’objet. À la deuxième hémorragie, le chirurgien refusa d'opérer, puis finit par accepter face à l’insistance de ma femme, qui était elle-même assistante en chirurgie. Ma tension artérielle tomba alors à zéro (un certificat l’atteste et c’est un cas unique)...

Mais tout a vraiment commencé un an plus tard, alors que j'étais hospitalisé à Perpignan pour subir l’une des nombreuses interventions consécutives à l’accident. J'étais alors couché, seul dans ma chambre. En face de mon lit, j'aperçus une boule lumineuse de la taille d'une balle de ping-pong, qui se mit à tournoyer devant moi comme si elle était mue par une sorte "d’intelligence". Un sentiment de panique m'envahit. Je voulus appeler : impossible. Et impossible également de bouger.

Alors, d'un seul coup, j'ai "revu" la masse métallique de mon accident. Je me suis senti apaisé. Une voix m'a dit (à l'intérieur de ma tête) : « Voici la preuve de notre confiance. Prends un crayon et du papier. Dessine ! C’est le plan de l'un de nos engins ».

J'ai dessiné, sans en avoir véritablement conscience, une soucoupe. Puis ma femme est arrivée. Je lui ai tout raconté. Elle m'a cru fou. Elle a appelé le chirurgien qui s’occupait de moi, le professeur Jorda. Il m'a dit : « Écoute, Jean, tu perds la boule. Je vais te soumettre à des tests psychiques. » J'ai accepté. Après les tests, le professeur Jorda, abasourdi, m'a dit : « Tu sembles parfaitement sain d'esprit. Je n'y comprends rien ».

Petit à petit, j'ai réalisé que j'étais désormais doué de facultés surhumaines, et que cette métamorphose faisait partie d’un plan savamment orchestré.

Alors que, quelques semaines auparavant, j’étais une sorte de mort-vivant, condamné par la science officielle, couvert de plaques sur tout le corps, je suis désormais vigoureux, bien portant, et bien plus que cela : je suis devenu clairvoyant.

Une seule question me tracassait : pourquoi moi et pourquoi avoir permis la mort de l'autre conducteur ? Alors, "ils" m'ont tout révélé : « Nous venons de Vénus. Nous t'avons choisi pour servir notre cause. Nous avons VOULU cet accident, car nous étudions votre métabolisme et vos réactions physiques dans des cas extrêmes. »

Je me souviens d’avoir demandé : « Était-il indispensable de tuer un homme pour ça ? »

À partir de cette question, j'ai ressenti une vive douleur dans mon cerveau ; comme si on y imprimait quelque chose : « Sers notre cause, qui est celle des Terriens, car votre planète touche à sa fin... Tu prépareras tes frères à notre venue en 1996. »


Dans son premier livre écrit en 1977 ("Sauvé par un Extraterrestre"), et son troisième livre ("1996 : la Révélation") écrit en 1986, Jean Miguères a retranscrit des messages de Ströb, Entité extraterrestre au plus haut sommet hiérarchique de la Confédération Intergalactique.

Il raconte qu’alors qu’il se trouvait à l'hôpital de Perpignan, son regard fut soudainement aimanté par un petit disque lumineux très blanc et de forme circulaire, qui semblait surgir du néant et se matérialiser sous ses yeux... Son cerveau se mit alors à le picoter Le disque lumineux semblait rechercher une fréquence susceptible de permettre un contact.

Il reçut alors le message suivant :

STRÖB : Sois rassuré : nous ne te voulons pas de mal. Nous sommes tes amis, bien que notre origine soit étrangère à ta planète. Nous t’avons promis aide et assistance. Tu n’as jamais réellement souffert et ta vie n’a été en danger qu’en apparence. C’était justement le but de notre démonstration. Nous t’avions promis, lors du transfert énergétique qui t’a été inducté par notre envoyé, de "revenir te voir". Voici cette première visite. Nous ne sommes pas très loin de toi et pouvons t’observer à partir de nos écrans.

 



Notre langage est différent du vôtre. Notre technologie et son langage sont incompatibles avec votre niveau d’évolution. Mais nous avons tenu à prendre contact avec toi pour t’informer de certaines choses que tu devras transmettre à ton tour aux hommes de la Terre. Tu peux toutefois refuser cette mission si tu le désires. Il est temps pour toi de "savoir".

- J.M. : Pourquoi moi ?

- STRÖB : Nos choix ne sont pas dus au hasard mais à des critères bien précis, basés pour l’essentiel sur votre métabolisme et les fréquences de votre cerveau, elles-mêmes dépendant de votre niveau vibratoire.

Tu réunissais pour nous la plus grande partie de ces conditions. Le reste, les petites irrégularités, nous les avons modifiées au cours de notre opération de "transfert", lors de ton accident que nous avons contrôlé…

N’embrouille pas ton esprit par une multitude de questions influencées par des préjugés ! Vous autres Terriens ne savez pas contrôler vos sentiments. Pourtant, au stade actuel de votre évolution, vous devriez depuis longtemps avoir maîtrisé ce handicap fondamental. Hélas, vos recherches se sont surtout axées vers le contrôle de forces qui ne serviront qu’à votre autodestruction…

Tu peux maintenant poser tes questions. Il te sera répondu.

- J.M. : Mais qui êtes vous ? D'où venez vous ?

- STRÖB : Nous sommes des êtres vivants et intelligents, comme vous ; nous sommes d’une constitution et d’une nature physique en bien des points identiques aux vôtres. L’envoyé que tu as vu dans ton véhicule s’est présenté à toi sous sa forme originelle ; mais il nous arrive parfois de changer d’aspect pour les besoins d’un contact, puisque nous avons la capacité de domestiquer la matière.

Nous sommes passés par tous les degrés d’évolution physique que vous avez connus, mais nous ne sommes pas tout à fait semblables à vous puisque nous avons dépassé votre stade d’évolution en un temps qui pourrait remonter à 20 millions de vos années terrestres. Notre technologie possède la même avance.

Notre aspect physique, quelque peu différent du vôtre, est dû à une découverte de nos savants destinée à ralentir considérablement le vieillissement des cellules. Cela nous a permis de prolonger la vie sur notre planète, mais nul n’est immortel !

- J.M. : Mais d'où venez vous ? Quelle est votre planète ?

- STRÖB : Chaque chose en son temps ! Nous te le dirons quand le moment sera venu. Retiens simplement, pour l’instant, que nous sommes tes Frères de l’espace.

- J.M. : Vous m'avez dit avoir "contrôlé" mon accident. Comment avez vous fait et quel était cet étrange "nuage" sous lequel j'ai bien distingué une plaque d'aspect métallique ?".

- STRÖB : Ton accident a en effet été contrôlé à partir de l’un de nos engins interstellaires que vous, Terriens, nommez soucoupes volantes ou ovnis. Son halo provoqué naturellement au contact de votre atmosphère te l’a fait confondre avec les nuages dont il avait l’aspect, mais non le même éclat.

Sous le contrôle de nos ondes magnétiques, vos deux véhicules se sont dirigés l’un sur l’autre.

- J.M. : Mais alors, vous avez délibérément et volontairement, sacrifié des vies humaines ?!!! Pourquoi avoir provoqué un tel drame ? À quoi cela vous sert-il ? Seriez vous des assassins de l'espace ?

- STRÖB : Nous n’avons rien provoqué, Terrien ! Nous n’avons fait qu’orchestrer ce qui, de toute façon, se serait produit, et nous sommes intervenus en ta faveur.

Comme tu l’as constaté, nous pouvons lire dans ton cerveau et nous savons que tu n’as distingué aucun conducteur dans le véhicule qui venait te percuter. Tu n’as pu le voir et pourtant il y en avait un ; on te l’a confirmé après. Mais ce que tu ignores, c’est que ce conducteur était couché sur son siège, terrassé par la crise cardiaque à laquelle il venait de succomber, au moment où nous avons pris en charge son véhicule.

- J.M. : Mais pourquoi l'avoir dirigé sur moi ? Toutes les manœuvres que je faisais s'avéraient inutiles; c'est donc vous qui avez téléguidé ce véhicule !

- STRÖB : Notre intention était bonne. Nous avions fait un choix récent sur ta personne en vue d’un prochain contact avec la Terre. Nous t’avons suivi dans ton déplacement et avons su que tu étais en danger…

Une rapide question à notre ordinateur, dont les possibilités vous sont encore incompréhensibles, nous permit de savoir que l’accident serait inévitable. L’autre véhicule, privé des commandes de son conducteur, devait percuter un pilier du pont que vous vous apprêtiez tous deux à franchir, puis effectuer plusieurs tonneaux avant de percuter ton véhicule. Les deux véhicules devaient exploser, et l’ordinateur indiquait qu’il n’y aurait aucun survivant.

- J.M. : Mais alors, si vous détenez le pouvoir de téléguider un véhicule terrestre, pourquoi ne pas l'avoir maîtrisé et avoir ainsi évité la collision, plutôt que de le diriger sur moi ?

- STRÖB : La vitesse à laquelle vous étiez lancés l’un et l’autre rendait le choc inévitable. Le contrôle de la collision par champ magnétique ne pouvait nous permettre, dans le meilleur des cas, que de limiter les dégâts, en maîtrisant les risques d’incendie, d’explosion, et en épargnant les occupants vivants de ton véhicule.

En ce qui te concerne, tes cellules ont été régénérées, tu as été redimensionné et nous t’avons transmis une force énergétique qui t’a permis de résister, contre toute logique terrienne, aux blessures occasionnées à ton corps. Ceci constitue la preuve de notre intervention dans ton accident et de nos échanges avec toi. Tu auras besoin de cette preuve pour convaincre les humains de ta planète.

- J.M. : Vous ai-je servi de cobaye ?

- STRÖB : Oui, en quelque sorte… Mais nous savions que les résultats de notre intervention ne risquaient pas de produire de plus graves dégâts que la mort elle-même qui, en tout état de cause, se serait produite sans notre assistance. S’il y avait eu le moindre risque, nous n’aurions rien tenté. Nous ne voulons pas de mal aux Terriens.

Désormais, nous te protégerons et te soutiendrons dans le cadre de la mission que nous te confions. Tu devras, si tu l’acceptes, nous aider à préparer notre venue sur votre planète. Il s’agit simplement d’informer tes frères de notre existence et de les rassurer sur nos intentions.

- J.M. : Vous vous apprêtez donc à envahir la Terre et vous voulez que je vous aide pour cela ? En aucun cas je ne trahirai la race humaine à laquelle j'appartiens, dussé-je renoncer à votre protection !

- STRÖB : Hommes de la Terre, nous ne voulons nullement envahir votre monde. Nous aurions pu le faire depuis longtemps si nous l’avions décidé, et cela sans avoir besoin de recourir à l’aide d’aucun terrien.

Ne te méprends pas sur nos intentions. Elles sont purement pacifiques et n’ont pour but que de vous aider. Et vous en aurez bientôt besoin !

NOTA : Dans son troisième livre, ("1996 : la Révélation") écrit en 1986, Jean Miguères a confirmé qu'il existe quelque part dans la galaxie une Confédération Interstellaire, organisme regroupant en son sein les dirigeants des systèmes planétaires où la vie intelligente a pu se développer. La Confédération n'est pas un empire (si l'on donne à ce terme une connotation hégémonique), mais une Union de toutes les puissances galactiques décidées à maintenir ensemble la paix et l'harmonie universelles pour le bien de tous.

Nous prévoyons la nécessité d’une intervention massive et pacifique sur la Terre en 1996, à moins que votre folie ne nous y oblige avant ou ne nous y fasse renoncer, grâce à de nouveaux éléments positifs, auquel cas, nous prendrions, le moment venu, un contact officiel avec tous les Terriens pour leur proposer de leur apporter notre aide et notre soutien, grâce à notre technologie.

- J.M. : Si les données ne sont pas changées, pour quelle raison interviendrez-vous sur Terre ?

- STRÖB : Notre intervention aura pour but d’éviter le danger qui vous menace et dont votre civilisation est inconsciemment responsable.

Vous, Terriens, êtes sur le point de faire de grandes découvertes. Notre ordinateur central prévoit que vous risquez, à cause d’elles, de perturber l’équilibre de votre système solaire tout entier et de vous autodétruire.

Le processus de la vie bactériologique est déjà enclenché sur une autre planète de ce système, afin de prendre la suite de la vie terrestre. Il faudra des milliards d’années avant que cette vie, passant par tous les stades de l’évolution, se transforme en ce que vous êtes aujourd’hui. Vous permettre de compromettre cette vie à l’état unicellulaire reviendrait à accepter la destruction de nos descendances respectives, car nous avons été, nous aussi, comme vous êtes à présent.

Vous laisser vous entredétruire et détruire votre planète reviendrait également à accepter passivement l’arrêt de votre évolution, ce qui n’est pas admissible pour vos frères galactiques que nous sommes.

Nous sommes déjà intervenus plusieurs fois pour retarder des découvertes que vous étiez sur le point de faire trop prématurément, compte tenu de l’utilisation que vous leur auriez attribuée, dans l’état actuel de votre sagesse.

- J.M. : Mais alors, c'est vous qui nous maintenez dans notre ignorance et nous empêchez de progresser !... De quel droit vous permettez-vous de juger à notre place si le moment est opportun ou non pour une découverte ?...

- STRÖB : Nous ne vous maintenons pas à l’écart des découvertes utiles à votre civilisation. Toutefois, nous ne pouvons vous autoriser à faire courir un danger à l’humanité tout entière, du fait de la folie ou de l’excès de pouvoir de quelques-uns.

Nous ne faisons que contrôler vos intentions et veiller, par devoir, à votre propre sécurité et à la nôtre, sur le plan galactique, tout comme le font certains gouvernements à l’échelon de votre planète.

Si vous vouliez bien raisonner autrement qu’en êtres primitifs, cramponnés à votre voie actuelle, nous vous apporterions une technologie qui vous permettrait de vivre dans un bonheur et une sagesse que vous risquez de ne jamais connaître.

- J.M. : Qu'attendez vous des Terriens, dans le cas de votre venue ?

- STRÖB : Nous souhaitons qu’ils nous accueillent en Frères cosmiques, et non pas en ennemis. Même si vos canons et vos chars ne représentent à nos yeux que de simples pièces de musée, nous souhaitons que vous renonciez à l’idée de nous les opposer. L’emploi éventuel de votre arsenal contre nous nous obligerait à adopter une attitude "défensive", ce qui serait regrettable pour nous et déplorable pour vous.

Notre but n’est pas la guerre, mais la Paix, à l’échelon d’un pacte galactique auquel les Terriens ne se sont pas encore ralliés.

Puisque vous commencez à sortir de vos frontières atmosphériques, il vous faudra vous conformer aux lois de Paix intergalactiques. Ta mission sera de préparer notre accueil sur votre planète en éclairant tes frères terriens sur nos réelles intentions.

 



- J.M. : Vos affirmations apaisent mes doutes, mais jamais on ne me croira ! Comment ferais-je pour convaincre les hommes ? J'avoue que moi-même, je serais sceptique devant un tel récit ; et puis, comment faire ? Je suis dans cette chambre et dans un état qui m'interdit toute liberté d'action.

- STRÖB : Nous ne t’abandonnerons jamais. Tout se passera pour le mieux et tu pourras bientôt accomplir ta mission, à laquelle tu devras te consacrer entièrement. Nous avons fait en sorte que les moyens matériels te soient donnés pour la mener à bien. Pour convaincre les humains, nous te fournirons des informations et des preuves. Tu trouveras toujours, en temps utile, aide et assistance de tes propres frères de la Terre. Deux millions de Terriens ont déjà été programmés, souvent à leur insu, pour t’apporter, ainsi qu’à quelques autres coordinateurs, l’aide et le soutien qui vous seront nécessaires.

Tu auras la faculté de reconnaître ces "programmés". Ils se trouveront sur ton chemin au moment le plus opportun. Tu n’auras jamais à les chercher ; ils viendront à toi sans savoir, pour la plupart, qui ils sont. Ce sera à toi de les éclairer. Tu ne devras jamais créer de secte ni de religion, mais t’entourer tout simplement d’une bonne équipe, sans jamais abuser de tes pouvoirs.

6 ans plus tard, Jean Miguères mourait assassiné à Lyon par son beau-père, qui justifia son geste devant la justice par le fait qu’il aurait, selon lui, fondé une secte dangereuse. Y a-t-il un lien entre cette mort terrible et la dernière recommandation de Ströb ? Il reste aujourd’hui bien difficile de répondre à cette question.


Le décès de Jean Miguères et la responsabilité de l’ADFI


Le mardi 28 juillet 1992, à Lyon, Roger Dorysse, un retraité de 62 ans tira froidement dans la rue plusieurs coups de carabine sur Jean Miguères. Ce dernier s’effondra, atteint aux jambes. Puis l’assassin retourna sans se presser jusqu'à sa voiture pour y récupérer des cartouches. Il rechargea alors son fusil et acheva tranquillement sa victime à bout portant, avant de se livrer à la police, sans manifester le moindre remords.

À la suite de son accident de voiture et de sa rencontre de troisième type avec Ströb, Jean avait fondé à Lyon le CEIRUS, mouvement ufologiste dédié à briser le mur du silence qui entoure la question extraterrestre dans nos démocraties occidentales, et à préparer un éventuel accueil des Vénusiens sur la Terre. Il avait écrit plusieurs livres sur le phénomène OVNI, donné des conférences et participé à des émissions de télévision dans le monde entier. Et il s’était marié avec la fille de Roger Dorysse avant d’emménager dans le quartier de la Croix Rousse à Lyon. Après avoir mené une vie passablement mouvementée, il semblait avoir retrouvé un certain équilibre auprès de sa jeune épouse. La plupart de ses proches le considéraient comme un original, les plus sensibles et les plus éveillés comme un contacté authentique, mais rien ne laissait supposer qu’après avoir échappé miraculeusement à une mort terrible au volant de son ambulance, son destin était sur le point de le rattraper dans des conditions bien plus effroyables encore.

Il se trouve que Roger Dorysse et son épouse étaient tous deux ardents militants de l’ADFI (l’Association pour la Défense de la Famille et de l’Individu) et que, selon les critères de cette association, tout groupe dont les idées s’écartent de la sacro-sainte laïcité républicaine ou, tout au plus, du christianisme traditionnel, est a priori éminemment suspect. C’est ainsi que de nombreux associations et mouvements spirituels œuvrant à l’avènement d’une véritable fraternité planétaire, continuent d’être considérées par l’ADFI et présentés par elle aux médias et aux élus du peuple français comme des "sectes dangereuses".

Alors que ses activités se limitaient pour l’essentiel à l’organisation de conférences sur la question des extraterrestres, le CEIRUS était évidemment lui aussi catalogué par l’ADFI comme une secte dangereuse, et selon les propres déclarations de sa présidente de l’époque, "ce groupement était depuis longtemps dans son collimateur". D’ailleurs, aussitôt le meurtre révélé dans la presse, la dite présidente n’hésita pas accabler l’âme de Jean Miguères, l’accusant d’avoir été un homme dangereux et malfaisant, sans exprimer la moindre considération pour son travail désintéressé au service de l’éveil des consciences ni les moindres condoléances envers sa veuve.

En France, malgré la partialité et l’étroitesse de vue de ses responsables, l’ADFI se voudrait à la fois expert, procureur, policier et juge, n’accordant à quiconque aucune possibilité d’appel ni moyen de se défendre. Lorsque l’on connaît la fin de cette histoire tragique et la froide détermination du meurtrier, on est en tout cas en droit de se demander quel type d’informations et de bourrage de crâne fanatisant les époux Dorysse ont dû subir à l’ADFI !

Pour en juger, il suffit de lire les déclarations de Madame Dorysse à la presse après le meurtre de Jean Miguères par son époux : “Mon mari regrette bien sûr son geste, mais il est totalement soulagé et serein, car il sait qu’il a agi pour le bien.”

Ce qui est sûr en tout cas, c’est que dans cette histoire, ce sont bel et bien les "défenseurs de la famille et de l’individu" subventionnés par l’État, qui firent les victimes, puisque outre Jean Miguères, une famille entière fut totalement détruite et un paisible retraité transformé en assassin.

Il ne fut d’ailleurs condamné qu'à six ans de prison et libéré au bout de trois, ce qui prouve qu'un meurtrier de sang froid, ayant assassiné un innocent avec une précision machiavélique, sans que son geste s’explique par des motifs passionnels, peut malgré tout bénéficier d'une extrême clémence de la part de la justice française. Or, où résidaient les "circonstances atténuantes" de l'assassin dans cette affaire, sinon dans son affiliation à la toute-puissante ADFI dont le réseau d'influence s'étend malheureusement à tous les niveaux des médias et de l'appareil étatique français ?

Le 28 juin 2006, les députés ont voté à l'unanimité la création d'une commission parlementaire "relative à l'influence des sectes sur la santé des mineurs". Elle doit délibérer et rendre ses conclusions à la fin de l'année. Souhaitons, à cette occasion, que la notion de "secte" soit redéfinie selon des critères sérieux et qui respectent véritablement les choix spirituels des individus et leur liberté d’association.

Le meurtrier de Jean Miguères est sans doute un chrétien baptisé. Or, il y a des assassins, des violeurs, et des pédophiles qui vont à la messe tous les dimanches (et certains même qui la célèbrent !). Doit-on en déduire que l'Église catholique est une secte dangereuse ?!!!

On ne peut pas admettre que des règles générales et des classifications de dangerosité soient établies de manière arbitraire et artificielle à partir de cas particuliers déformés avant d’être présentés sournoisement par l'ADFI comme représentatifs de l'ensemble des acticités d'un groupement spirituel.

Avant qu’ils soient déclarés "sectaires", les représentants des mouvements incriminés devraient en tout cas avoir la possibilité de présenter leur point de vue devant cette commission, puisqu’elle est censée représenter les intérêts de l’ensemble du peuple français.

Est-il de l'intérêt de la population que ceux qui travaillent à l'avènement d'une nouvelle société plus juste et plus humaine soient amalgamés aux satanistes, quand ces derniers œuvrent à l'instauration de la décadence et du chaos ?

Chacun devrait désormais se poser cette question.

Quant à Jean Miguères, de nombreux êtres ont eu, grâce à ses livres ou à son association, le bonheur de s'ouvrir à la réalité cosmique multidimensionnelle et à l'impérieuse nécessité de réaliser sur notre planète une véritable fraternité humaine, en prévision de notre future intégration à la grande Famille galactique.

Qu'il en soit remercié !